Argent, pouvoir : au 19e siècle, Fernand Raoul-Duval se hisse dans l’élite du Second Empire. L’historien Christophe Meunier nous explique comment.

Dans son dernier livre « Fernand Raoul-Duval, bougeois, gentleman farmer », l’historien tourangeau Christophe Meunier décrypte la réussite sociale d’un bourgeois du 19e siècle.
L’homme issu de la bourgeoisie de Picardie fait partie des grandes fortunes du Second Empire. Une partie de sa vie et de son activité se sont déroulés à Genillé (Indre-et-Loire).
L’Ecole des Mines, première marche vers l’ascension sociale
Il devient ingénieur, en passant par la – déjà – très prestigieuse Ecole des Mines.
Outre les relations qu’il y noue, Fernand Raoul-Duval effectue son voyage d’étude en Angleterre, un pays en avance dans son développement sur la France.
Le mariage, un tremplin
Son mariage avec Henriette Dassier, la fille d’un banquier suisse, conforte sa position.
En effet, au décès de ses beaux-parents, sa femme hérite d’un portefeuille d’actions et d’un grand domaine agricole, Marolles à Genillé (Indre-et-Loire). Celui-ci comprend un château et six fermes sur 1000 hectares.
Ainsi, Fernand Raoul-Duval mène de front deux carrières : ses occupations professionnelles à Paris et la conduite du domaine de Marolles. Là, il applique à l’agriculture les méthodes de l’industrie.
Sa réussite lui vaut la visite du président de la République Mac-Mahon à la Grande Ferme de Marolles, en 1877.
« Fernand Raoul-Duval, bourgeois, gentleman farmer » par Christophe Meunier, aux Editions Hugues de Chivré, 20€. L’auteur sera présent au Marché de Noël du livre de Loches, les 13 et 14 décembre 2025.
